LIVRES coup de cœur 2013 (1)

LIVRES coup de cœur 2013 (1)

Hélène CADOU

Le bonheur du jour

suivi de

Cantate des nuits intérieures

Préfacé par Jean Rouaud

Éditions Bruno Doucey.

Grâce à Bruno Doucey éditeur et poète, voici enfin réédités les deux premiers recueils d'Hélène Cadou publiés aux éditions Seghers, à la fin des années 1950, ainsi que trois poèmes parus à tirage limité, du vivant de René Guy Cadou.

Sous la lampe de la chambre, Hélène écrit sur la feuille blanche, posée sur la « Table à poèmes », pour nous décrire sa quête d'amour, son quotidien poétique en lien avec la nature, le végétal, le ciel, les lumières et les odeurs du jour. René Guy est avec Hélène dans ces pages merveilleuses.

Dans sa préface Jean Rouaud nous parle d'Hélène, de son « regard de jais, lumière qui nous transperce avant de s'effacer timidement derrière un sourire de petite fille... » L'émotion et le ravissement de pouvoir rencontrer le poète et la muse de René Guy Cadou : « ... je suis devant l'inspiratrice d'un des plus beaux recueils poétiques de langue française, je suis devant le Règne Végétal. »

Hélène est née à Mesquer, près de Guérande, au bord de l'océan et des marais salants, qui seront une des sources d'inspiration de son écriture. Elle rencontra René Guy Cadou, le 17 juin 1943. Elle deviendra la muse de l'un des plus grands poètes du XXe siècle, qu'elle épousera. Ils vécurent une Vie en Poésie, jusqu'à la disparition de René Guy en 1951. Mais les mots les uniront toujours :

« Je sais que tu m'as inventée / Que je suis née de ton regard / Toi qui donnais lumière aux arbres / Mais depuis que tu m'as quittée / Pour un sommeil qui te dévore / Je m'applique à te redonner / Dans le nid tremblant de mes mains / Une part de jour assez douce / Pour t'obliger à vivre encore »

Cet extrait de Bonheur du jour, avec sa justesse et sa pudeur, nous ouvre l'univers de la poésie d'Hélène. Tout le long de son œuvre le dialogue avec René Guy est omniprésent. Dans cette poésie lumineuse, les instants du quotidien sont offerts en partage, l'Amour est vivant bien au delà de la mort.

« Tu es le fleuve où je me baigne / Et ton sang à l'odeur des feuilles » écrivait déjà Hélène Cadou, dans l'un des poèmes publiés, quand les deux poètes vivaient à Louisfert-en-Poésie.

Le Bonheur est dans les pages de ce recueil de poésie. L'amour est là, sur la rosée des mots d'Hélène.
© Veronik BLOT

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Philippe LE GUILLOU

Guénolé ou le silence de l'Aulne

aux éditions Dialogues.

Avec ce récit sur Guénolé, Philippe Le Guillou entame une série sur la vie des saintes et des saints. Ces vies de saints jalonneront la publication de ses romans, selon l'envie de l'auteur. Philippe Le Guillou est né dans le Finistère, il a publié plus d'une quarantaine d'ouvrages. Il a reçu le prix Médicis pour « Les sept noms du peintre ».

Ce jour là, Guénolé et ses compagnons trouvent le lieu idéal pour bâtir leur abbaye. « … ce mélange de rudesse et de douceur, d'austérité élémentaire (…) et de sérénité merveilleuse. » Elle deviendra l'abbaye de Landévennec.

Guénolé avait découvert la voie de Dieu, après que sa sœur bien-aimée ait recouvré la vue. Il avait suivi les enseignements divins de Budoc l'Austère, dont la voix l'habitait toujours. Guénolé aimait être à l'air libre, pour pouvoir prier « dans le lit du vent ». Rien ne pouvait le détourner de ses prières, pas même les bourrasques de vent, la pluie, ou le temps qui passe. « il était le farouche Guénolé, jumeau parfait de Budoc l'Austère ».

C'est sur les rives de l'Aulne qu'il va créer son havre de paix et de prières. Guénolé revit sous la plume de Philippe Le Guillou. Le lecteur suit son parcours, et la construction de l'abbaye. Peu à peu, il en devint le fondateur et le premier abbé de Landévennec.

Mais, dans cette vie de recueillement un souci le tenaille : Dahut, la fille du roi de Cornouaille. Il était impossible de lui faire entendre raison, elle se moquait de tout et ne craignait rien ni personne. Son père lui cédait tous ses caprices, et la laissait vivre à sa guise. Elle régnait sur la ville d'Ys, en menant une vie de débauche. Guénolé n'en dormait plus... Il se devait d'agir avant de mourir.

Le talent d'écriture de l'auteur rend à merveille la fascination que chacun a pour la ville d'Ys. Philippe Le Guillou est un narrateur inspiré, son style est lumineux et ses mots sont justes.

Comme pour tous ses ouvrages, ce livre est un délicieux moment de lecture.
© Veronik BLOT

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Carole TRÉBOR

NINA VOLKOVITCH

« La Lignée »

Gulf stream éditeur

- Prix Imaginales des Collégiens 2013 -

Ce livre ravira les adolescents mais aussi les adultes. Comment ne pas s'identifier à la petite Nina, l’héroïne de ce livre ?

Nina va souffrir de l'absence de ses parents et découvrir la face cachée de son pays, la Russie. Elle est envoyée dans un orphelinat, parce que ses parents sont considérés comme des ennemis du peuple. Elle fera le serment de s'enfuir pour retrouver sa mère, enfermée dans un goulag de Sibérie. Adolescente très vive et observatrice, Nina bravera les dangers, malgré, ou grâce, à son apparence chétive de petite fille... Mais elle n'est pas tout à fait seule, elle a une poupée avec des secrets, et la complicité d'amis de ses parents et d'amitiés de rencontres. Ils vont lui apporter leurs aides. Et il y a également les pistes inscrites dans des œuvres d'art de grands peintres... Nina se découvre des pouvoirs prodigieux et il va lui être révélé d'étranges secrets... Le secret est peut-être dans le Livre de sa Vie ?

Voici le premier volume d'une trilogie, "NINA VOLKOVICH" est due à la plume de Carole Trébor. Elle est diplômée d'une thèse d'Histoire et a enseigné l'histoire de l'art à l'université. Elle réalise aussi des documentaires et des reportages pour France 5 et se consacre à l'écriture.

Carole Trébor et Nina nous entraînent dans un monde réel et imaginaire. Une œuvre palpitante écrite avec chaleur et humanité.
Vite, vite !!! Nous voulons savoir ce que deviennent Nina et sa poupée, dans le monastère aux Icônes !
© Veronik BLOT

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Hervé JAOUEN

Dans l'oeil du schizo

éditions Presse de la Cité

Né à Quimper, Hervé Jaouen est l'auteur d'une cinquantaine de romans, polars, récits de voyage, etc.

Après quatre volumes consacrés à une fresque bretonne, témoignage de l'histoire et de la vie de son pays, l'auteur renoue avec le polar, un polar noir, excessivement noir même. Âme sensible s'abstenir !

Tout commence pourtant bien entre Delphine et Jean-Luc Gouézenec. Ils effectuent tous deux de brillantes carrières, jusqu'au jour où Jean-Luc est licencié. Incapable de supporter cet échec, il sombre peu à peu dans la paranoïa.

Son délire devient de plus en plus visible pour sa femme et ses enfants. Il croit voir des animaux terrifiants et imagine des complots contre sa personne.

C'est le début d'une spirale infernale et d'un périple meurtrier au cœur de la Bretagne... Le schizo va terroriser toute la région. Il va croiser « Isodora la seconde avec sa gamine » et des fourmis vont le poursuivre jusqu'aux pieds des Saints !

Magistralement mené de main de maître, ce roman haletant est terrifiant.
Avec cette histoire, Hervé Jaouen entraîne le lecteur au cœur de la folie.

Il faut bien s'accrocher pour poursuivre la lecture jusqu'au bout, si j'ose dire. "Schizo'ze" dire !

© Veronik BLOT

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Carole TRÉBOR

NINA VOLKOVITCH

« Le Souffle »

Gulf stream éditeur

Voici le tome 2 des aventures de Nina, (le premier volume est présenté plus haut).

Nina séjourne dans le monastère secret, et va poursuivre son « Initiation », sous l’œil vigilant du maître des lieux. Entourée d'autres adolescents, elle va percevoir les secrets de sa lignée et affiner ses dons. Son énergie à peindre des icônes lui révélera une partie de ce qu'elle est.

Son ancêtre Vladimir Volkovitch a « créé trois icônes, auxquelles il a octroyé la vie par le Souffle (…) il a vu dans leur apparition, un miracle, un don du Ciel, une force magique. » Mais cette découverte par Nina, ne sera pas toujours angélique, il est parfois difficile de contrôler certaines forces... L'homme en noir poursuit toujours Nina. Il est sa bête noire aux pouvoirs destructeurs. Nina va devoir également protéger les trois icônes...

Je ne vais surtout pas vous raconter la suite des aventures de Nina, qui ne manque pas de magie, avec aussi beaucoup de solidarité et d'humanité.

A bout de souffle, arrivera-t-elle à retrouver sa mère enfermée dans un goulag ? Aura-t-elle la force de poursuivre son destin familial, avec les pouvoirs qu'elle possède ? « Mon Dieu, ma petite fille, que ton pouvoir est grand ! Tu as réussi du premier coup, c'est très rare.... »

Nous attendons avec impatience le troisième et dernier volume pour connaître la destinée de Nina. Carole Trébor signe une œuvre lumineuse comme une icône. Un triptyque passionnant.
© Veronik BLOT

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Hervé Le Borgne

GLENMOR Le refus, le rêve, la quête

Aux éditions Les oiseaux de papier

Hervé le Borgne fut un ami de Milig Ar Skaňv, Emile Le Scan, pour l'état civil, et bien plus connu sous le nom de GLENMOR.

Poète, barde, chanteur, romancier et surtout militant. Glenmor a éveillé la Bretagne dans les années 60 et 70. Il a chanté son pays pour en défendre les valeurs et la beauté. Au-delà des coups de gueule pour faire prendre conscience des problèmes de l'époque, il a eu un rôle de passeur. Il a ouvert la voie à d'autres chanteurs comme Gilles Servat qui dit : « Aurai-je chanté sans lui ? Je me le suis souvent demandé. Sincèrement, je ne sais pas . En tout cas, je n'aurais pas chanté ce que j'ai chanté, en particulier dans Ki du : « Nous sommes la terre et la mer, Glen-Mor ; terre et mer. Barde qui passe sur la route, arrête-toi pour écouter nos doutes. Puissent tes chants nous émouvoir. Nous rendre l'ardeur de combattre. Touche nos cœurs et fais-nous voir. Fais renaître le feu dans l'âtre, que nous puissions nous reconnaître nous-mêmes et naître. » En ces temps de normalisation hexagonale et européenne, il était temps que la voix de Glenmor nous revienne pour que pousse encore la graine d'insoumission, répandue par le rêve de liberté qu'il incarne. » Glenmor a défendu la Bretagne corps et âme, par sa voix particulière et des textes profonds. Il « nous a surtout laissé l'espérance, de par ses refus, ses rêves, ses quêtes. Il nous reste à les faire nôtres. »

La sculpture du barde est comme un amer dans le parc du Thabor à Rennes, elle a été réalisée par Jean Fréour. Son œuvre discographique a été rééditée sur CD et certains de ses poèmes ont été publiés dans « L'homme du dernier jour » aux éditions Artus. Et trois de ses romans « Les derniers feux de la vallée », « La sanguine » et « La férule » ont été publiés aux éditions Coop Breizh. Ces romans sont superbes, je vous les recommande.

Glenmor qui fut la figure de proue de la Bretagne, est un poète et un barde à redécouvrir, à écouter et à lire. Le témoignage de son ami Hervé Le Borgne aide à transmettre son œuvre profonde.
© Veronik BLOT

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Jacky Ealet

Jean Markale, la quête de l'autre monde

Aux éditions Les oiseaux de papier

Ce livre révèle un homme qui fut historien, romancier, poète, conteur et comédien. Cette biographie débute par un avant-propos de Môn Rigole-Markale, la femme de Jean Markale.

Jean Markale de son vrai nom Jacques Bertrand fut une figure emblématique de la Bretagne. Passionné dès son plus jeune âge, par les légendes bretonnes du moyen âge racontées par sa grand-mère, Jean Markale n'a eu de cesse d'approfondir celles-ci. Il nous a laissé une centaine d'ouvrages consacrés à la civilisation celtique. Avec notamment : « La femme celte », « Les celtes et la civilisation celtique », « Merlin l'enchanteur », « Le roi Arthur » etc.

Il fut un passeur de mémoires. Pour ceux qui ont eu la chance de croiser sa route en Brocéliande, ou à Tréhorenteuc, sa passion et sa gentillesse restent ancrées dans la mémoire. « J'aime les chats, ces animaux de l'ombre, ces poètes de l'inconnu qui viennent se blottir près du cœur et qui ronronnent des histoires que peu d'humains comprennent. », écrivait Jean Markale dans « Mémoires d'un celte ».

André Breton, Charles Le Quintrec, Per-Jakez Hélias, et Hervé Bazin furent ses compagnons de route. Avec eux, il a ouvert les portes de l'imaginaire celtique et il a défendu la Bretagne. « Jean Markale était un artiste, il se définissait comme tel. L'homme était d'une sensibilité aussi vive que délicate, d'une distinction féminine » dit son amie l'écrivain Claire Fournier.

Ponctué de témoignages et de documents parfois inédits, ce livre nous dévoile la vie et l'œuvre de Jean Markale. Il nous transmet une partie de sa quête, de sa recherche du graal.
© Veronik BLOT

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Philippe Delerm

Je vais passer pour un vieux con

aux éditions du Seuil

Philippe Delerm aime décrire le quotidien, sa prose nous révèle par petites touches, par petites phrases des instants de tous les jours, que l'auteur capte avec sensibilité et poésie.

Ce recueil comporte des minis nouvelles finement observées qui en disent long sur l'être humain.

Il y a des expressions tellement rabâchées, qu'elles deviennent des tics de langage. L'auteur décrit à merveille dans quelles conditions sont usitées ces petites phrases toutes faites, utilisées par tous.

Un livre drôle et attendrissant.
© Veronik BLOT

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Yves Jacob

Meurtre au château

éditions Presse de la Cité

Yves Jacob est breton mais il vit en Normandie. C'est dans cette région que se situe ce roman qui raconte une histoire vraie, un fait divers sordide qui se déroula en 1912.

Le baron Maxime Ménard de Couvrigny épousa sa cousine Marguerite de Tréprel vingt ans auparavant et de leur union sont nés quatre enfants. Voici donc l'image d'une famille respectable, si la baronne ne buvait pas. Mais elle boit énormément et ressemble plus à une souillon qu'à une baronne. Et qui plus est totalement dépravée.

C'est le drame de Maxime de Couvrigny, notable estimé dans tout le pays, mais détesté par sa femme et son fils aîné.

Comment parler de ce fait divers immonde sans rien révéler de cette sale affaire ? L'auteur prévient : « Cette histoire qui bouleversa les foules au début du XXe siècle est authentique. Elle touche les fins fonds de l'être quand toute morale, toute humanité l'ont déserté (…) Vous serez sans doute sidéré, horrifié peut-être, mais sans aucun doute fasciné par l'incroyable complexité et les dérives du genre humain. »

Yves Jacob écrit merveilleusement bien ce qui rend la lecture agréable et permet de supporter l'insupportable, car au fil des pages le lecteur plonge de plus en plus dans l'horreur. Si cela était le fruit de l'imagination ce serait déjà difficile, mais il s'agit d'un fait réel. Et là, la réalité est bien pire que ce que pourrait être la fiction. Le lecteur sort de ce fait divers, totalement horrifié mais surtout révolté !

© Veronik BLOT

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Irène Frain

Beauvoir in love

Editions Michel Lafon

En 1947 Simone de Beauvoir découvre l'Amérique. Elle s'y rend pour y donner une série de conférences. Alors que, dans sa vie sentimentale rien ne va comme elle le souhaiterait. Jean-Paul Sartre est amoureux de D., une autre femme et Beauvoir souffre de jalousie et de peur, D. lui est hostile. De toutes les maîtresses qu'a eu Sartre, c'est de D. que Beauvoir a eu le plus peur, car Sartre en était très amoureux.

Avant de partir pour les USA, Beauvoir a un pressentiment, elle est convaincue que quelque chose va lui arriver. Sur place, une amie lui conseille de rencontrer l'écrivain Nelson Algren. Il lui fera visiter Chicago. Entre eux aussitôt c'est le coup de foudre, et une grande histoire d'amour commence.

Simone de Beauvoir lui écrira 304 lettres, pour abolir la distance et l'attente entre leurs rencontres. Dans ces lettres, elle lui raconte sa vie, sa ville, la littérature et la politique en France, afin qu'il la connaisse et qu'il la comprenne mieux. Elle lui écrit en anglais, puisqu'il ne parle pas français. Elle va aussi lui permettre d'être traduit et publié en France.

Elle fera plusieurs voyages pour retrouver son « mari » américain. Ils se retrouveront chaque année, soit en Amérique, soit en France et ils voyageront beaucoup, visitant de nombreux pays ensemble. Malgré l'amour fou qu'elle porte à Nelson Algren, Simone de Beauvoir est incapable de briser le lien qui l'unit à Sartre. Cela crée une distance et une incompréhension dans le couple qu'elle forme avec Nelson et il décidera de rompre en 1950. Malgré cela, ils continueront à correspondre jusqu'en 1964.

Irène Frain fait vivre, presque au jour le jour, l'incroyable passion amoureuse de Simone de Beauvoir pour Nelson Algren. Elle retrace les événements et les faits réels. L'auteur a effectué un énorme travail de recherche sur le couple Beauvoir / Algren, elle a lu tout ce qui avait été publié par eux et sur eux : mémoires, témoignages, correspondances, etc. Ainsi, elle a pu reconstituer leurs vies, en se laissant une part de liberté, quand elle n'avait pas assez d'éléments pour être certaine de la véracité des faits.

On y découvre une Simone de Beauvoir vraie, vivante, intime, amoureuse, en bref plus humaine, loin de l'image convenue d'intellectuelle glaciale que l'on nous présente habituellement.
Ce roman bien écrit, structuré et vivant est absolument passionnant, il se lit d'une traite.
© Veronik BLOT

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Claire Fourier

Dieu m'étonnera toujours

Editions Dialogues

Dans ce récit, l'auteur nous dévoile l'expérience d'une femme (elle peut-être?), qui se retire durant dix jours au mois d'août, dans un monastère de la Chartreuse, abandonné par les moines et qui désormais accueille des personnes qui recherchent le silence et la solitude, de cet espace clos. Dans ce lieu de recherche sur soi et de méditation, cette femme va poser son regard sur le jardin dont elle va s'occuper et en cueillir les fruits, au sens propre comme au sens figuré.

Ce séjour intemporel au contact des éléments, l'entraîne à écrire ce qu'elle ressent. De la contemplation et de la vénération de la nature se dégage une grande sensualité, qui est retranscrite dans les récits et les poèmes. C'est une recherche de Dieu au quotidien, que la narratrice accomplit dans cet isolement en ce lieu de lumière.

« Qu'est ce Dieu ? La lumière. Dei veut dire briller. Telle est la racine indo-européenne de Dieu. Dieu est une illumination intérieure, une irradiation à partir du cœur, un éveil à l'identité de notre nature profonde. L'illumination intérieure provoque la liberté de l'esprit et la compassion pour le monde. »

Claire Fourier en vraie femme celte, entraîne le lecteur dans une méditation sur la vie, sur les éléments, et sur l'amour, car « la porte est en dedans ». Ce récit sensible est d'une grande poésie.

© Veronik BLOT

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Carole Trébor

Nina Volkovitch « Le combat »

Editions Gulf Stream

Le premier volume de la série Nina Volkovitch vient de recevoir le prix Imaginale des Collégiens 2013. Avec ce troisième tome, voici la suite et la fin de la trilogie consacrée à Nina. J'ai déjà eu le plaisir de présenter les deux précédents volumes, dans cette rubrique (voir plus haut).

Nina s'est jurée de retrouver sa mère, déportée dans un goulag en Russie. La jeune fille a hérité de dons ancestraux, ce qui lui donne certains pouvoirs. Cela lui permet d'avoir le souffle nécessaire pour poursuivre l'aventure malgré les divers dangers, à cause notamment, de la présence maléfique de son oncle. Ils s'affronteront en un ultime face à face...

Cette passionnante aventure ravira les adolescents, mais également les adultes. Avec Nina Volkovitch, Carole Trébor a signé un triptyque haletant.
© Veronik BLOT

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A noter : la législation sur le droit d'auteur interdit désormais de publier sur internet, des extraits des critiques littéraires parues dans la presse ou ailleurs, sans l'autorisation préalable de l'auteur.

Rédigé par Veronik